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Sport3 février 20265 min

Running : plus d'un coureur sur deux se blesse chaque année

57,6 % des coureurs se blessent sur 1 000 km. Genou, cheville, tibia : comment l'ostéopathie protège les runners.

Running : plus d'un coureur sur deux se blesse chaque année
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Le running : sport santé ou sport à risque ?

Courir est l'un des exercices les plus naturels et bénéfiques qui soient. Mais c'est aussi l'un des sports les plus pourvoyeurs de blessures. Une étude internationale de 2023, portant sur 7 605 coureurs de 87 pays suivis via des montres connectées, a mesuré une proportion cumulée de blessures de 57,6 % à 1 000 km de course et de 69,8 % à 2 000 km (JOSPT, 2023).

L'incidence moyenne des blessures liées au running est estimée à 40,2 %, avec une prévalence de 44,6 % (Physical Therapy First, 2025). Autrement dit, presque un coureur sur deux est blessé à un moment donné.

Le genou, maillon faible du coureur

Le genou est la zone la plus touchée, concentrant 27 à 28 % des blessures. Le syndrome fémoro-patellaire — le fameux « genou du coureur » — représente à lui seul 16,7 % des cas. Viennent ensuite la cheville (25 %), le mollet et le tibia (23 %) avec notamment les périostites tibiales (6,3 %), et le pied avec les tendinopathies d'Achille (6,6-10,3 %) et les fasciites plantaires (6,1-7,9 %).

Ces chiffres ne doivent pas vous décourager de courir. Ils doivent vous inciter à courir intelligemment — et à prendre soin de votre corps en amont.

Pourquoi les coureurs se blessent

La première cause, c'est l'erreur de charge : augmenter trop vite le kilométrage ou l'intensité. La deuxième, ce sont les déséquilibres biomécaniques : une asymétrie de bassin, un manque de mobilité de hanche, un pied qui surprone ou qui supine excessivement. Ces déséquilibres, souvent indolores au repos, deviennent problématiques quand ils sont multipliés par des milliers de foulées.

En tant qu'ostéopathe, c'est précisément ce que je recherche : les restrictions de mobilité et les compensations qui, à force de répétition, mènent à la blessure.

L'ostéopathie au service du coureur

Mon approche du runner comprend un bilan biomécanique complet : mobilité des chevilles, des hanches, du bassin, de la colonne lombaire. Je teste les chaînes musculaires impliquées dans la foulée et identifie les asymétries à corriger.

Le traitement vise à restaurer la mobilité des articulations restreintes, à relâcher les tensions musculaires accumulées et à rééquilibrer les compensations. Beaucoup de mes patients coureurs consultent après une blessure, mais l'idéal est de venir en prévention — avant que la douleur ne s'installe.

Courir sans se blesser : mes conseils

Respectez la règle des 10 % : n'augmentez jamais votre kilométrage hebdomadaire de plus de 10 %. Variez les surfaces de course. Intégrez du renforcement musculaire spécifique (mollets, quadriceps, fessiers). Et planifiez un bilan ostéopathique tous les 3 à 6 mois si vous courez régulièrement.

Votre corps est votre premier équipement de course. Prenez-en soin autant que de vos chaussures.

#running#course à pied#blessures#genou

Sources

  1. Global running injury epidemiology: 7605 runners from 87 countries. JOSPT. 2023.
  2. Systematic review of running-related musculoskeletal injuries. Physical Therapy First. 2025.
Clélia Félix, ostéopathe D.O. à Paris 17 et Chatou

Rédigé & vérifié par

Clélia Félix

Ostéopathe D.O. — Diplômée du CEESO Paris (2010)

Spécialisée en périnatalité & pédiatrie · 15 ans d'expérience

RPPS 10010312246

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